Nous sommes désolés, mais votre navigateur n'est pas pris en charge par Marsh.com

Pour une utilisation optimale, veuillez installer un navigateur pris en charge :

X

RECHERCHES ET BULLETINS

Dix conseils pour atténuer les pertes à la suite d’une éclosion de maladie d’origine alimentaire

 


Les maladies d’origine alimentaire affectent des millions d’Américains chaque année. Selon l’assureur Swiss Re, près de 9 millions d’Américains sont tombés malades après avoir consommé des aliments contaminés pendant la seule année 2013. En outre, la moitié de tous les rappels d’aliments ont coûté aux entreprises plus de 10 M$, sans parler de l’impact potentiel sur la réputation et les marques. Pour de nombreuses sociétés de restauration, il ne s’agit pas de savoir si elles seront victimes de ce type d’événement malheureux. La véritable question est de savoir comment elles y réagiront quand cela arrivera.

Aucune société de restauration ne peut éliminer le risque présenté par les maladies d’origine alimentaire. Cependant, les organisations peuvent adopter des stratégies d’assurance et de gestion des risques afin d’atténuer leurs risques. Les dix conseils suivants peuvent aider les entreprises à minimiser le risque de faire face à un événement de contamination, ainsi qu’à atténuer les impacts financiers, liés à la réputation et d’autres types de répercussions en cas d’incident.

1. COMPRENDRE L’EXPOSITION AUX RISQUES DE VOTRE ENTREPRISE.

Lors de l’évaluation des risques de contamination de vos produits, réfléchissez aux questions suivantes :

  • Risques de première partie : Combien pourrions-nous perdre à cause d’une interruption de nos activités à la suite d’un événement de contamination? Quel sera le coût de rétablissement de notre marque et de notre réputation?
  • Risques des tierces parties : De quel ordre sont les pertes que nous pourrions causer pour les entreprises avec lesquelles nous faisons affaire? L’importance d’une telle perte peut-elle être plafonnée ou gérée?
  • Risques liés à la chaîne d’approvisionnement : Nos fournisseurs disposent-ils de mesures suffisantes de contrôle de la qualité pour prévenir un événement de contamination ou d’en minimiser le risque? Sont-ils en bonne santé financière? Bénéficient-ils d’une protection de bilan ou d’une couverture d’assurance suffisante?

2. METTRE EN PLACE DES MESURES DE PROTECTION D’ASSURANCE ADÉQUATES.

La plupart des fabricants de produits alimentaires, des détaillants alimentaires et des entreprises de transformation d’aliments basés aux États-Unis souscrivent une assurance responsabilité civile générale. Mais qu’en est-il si la responsabilité civile générale ne représente pas votre plus grand risque? Et s’il y avait d’autres coûts potentiels qui éclipseraient les pertes causées par les réclamations en responsabilité civile? Et si ces pertes étaient expressément exclues par votre assurance responsabilité civile générale? Dans le cas de la plupart des événements importants de contamination d’aliments dans l’histoire récente des États-Unis, les coûts de première partie subis par les entreprises alimentaires ont dépassé les pertes couvertes par la police d’assurance responsabilité civile générale. Par conséquent, les entreprises devraient envisager d’autres formes de couverture d’assurance. L’assurance rappel de produits, par exemple, peut couvrir beaucoup des pertes non incluses dans une police d’assurance responsabilité civile générale, notamment la perte d’exploitation, le rétablissement de la marque et les dépenses liées aux rappels.

3. EFFECTUER UNE ÉVALUATION DES RISQUES LIÉS AUX PRODUITS.

Il est important d’avoir des renseignements exacts sur vos produits et leur déplacement à travers la chaîne d’approvisionnement. Réfléchissez aux questions suivantes :

  • Quels sont les dangers inhérents associés au produit tout au long de la chaîne et comment peuvent-ils être minimisés?
  • Quelles exigences réglementaires, quel historique réglementaire ou quelle activité de rappel pourraient avoir une incidence sur le produit? Y a-t-il des lignes directrices à l’intention de l’industrie ou des connaissances dans le secteur d’activité concernant le produit?
  • Comment le produit est-il susceptible d’être utilisé (et abusé) sur le marché?
  • Le produit est-il emballé par le fournisseur ou par un tiers?
  • Comment le traitement par les fournisseurs ou d’autres changements sont-ils communiqués et évalués? Combien de fois l’évaluation est-elle effectuée?

4. ÉVALUER, SURVEILLER ET VÉRIFIER VOTRE CHAÎNE D’APPROVISIONNEMENT.

Assurez-vous que votre processus de vérification interne est régulièrement mis à jour pour tenir compte des changements et des problèmes liés aux produits, qui ont été découverts au cours du processus de vérification ou de production. Vous devriez également mettre en place un processus d’établissement de rapports qui permet la collecte d’information et le signalement d’incidents agrégés qui se produisent dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement.

5. ÉVALUER LES LACUNES REPÉRÉES AU COURS DES VÉRIFICATIONS INDÉPENDANTES DE VOS FOURNISSEURS.

Les vérifications ne contrôlent pas toutes les mêmes problèmes. Savez-vous si les vérifications indépendantes de vos fournisseurs contrôlent tous les sujets de préoccupation applicables et importants? Les problèmes découverts lors de ces vérifications sont-ils résolus par vos fournisseurs?

6. METTRE EN PLACE ET MAINTENIR DES MESURES DE CONTRÔLE DE LA QUALITÉ.

Une fois que les évaluations des risques ont été effectuées et que les mesures de contrôle ont été mises en place, veillez à ce qu’elles soient soutenues par des politiques écrites, des formations et d’autres outils. Assurez-vous de documenter toutes les étapes.

En outre :

  • Assurez-vous que les pratiques sont maintenues à l’aide des vérifications. Que les vérifications soient des vérifications ponctuelles effectuées en interne ou des contrôles complets effectués par des tiers, il est essentiel d’effectuer des inspections approfondies et régulières.
  • Élaborez une procédure d’examen et de révision. Comment votre plan sera-t-il mis à jour à la suite des changements liés aux processus, à l’équipement ou aux ingrédients? Si aucun changement ne se produit, y aura-t-il un examen annuel? Conservez un dossier pour effectuer le suivi des révisions, des personnes effectuant les révisions, des examinateurs et des dates.

7. SE TENIR AU COURANT DES EXIGENCES RÉGLEMENTAIRES ET DES LIGNES DIRECTRICES À L’INTENTION DE L’INDUSTRIE.

Le Secrétariat américain aux produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA) continue de communiquer des directives axées sur les règles de la loi américaine sur la modernisation de la salubrité des aliments Food Safety Modernization Act (FSMA). Même dans le cas des aspects pour lesquels la FDA n’a pas mis en œuvre une réglementation précise, le secrétariat s’attend à ce que les producteurs connaissent et suivent les lignes directrices à l’intention de l’industrie.

Il est important de comprendre comment les exigences de la FSMA s’appliqueront à vos opérations et comment vous vous y conformerez. Vous devriez également tenir compte des groupes et des ressources propres au secteur d’activité. En outre, vous devriez examiner les programmes et les stratégies en matière de conformité de vos fournisseurs, y compris la façon dont ils entretiennent des relations avec les groupes industriels et d’autres entités qui font avancer la sécurité sanitaire des aliments.

8. BÉNÉFICIER D’UNE SOLIDE STRATÉGIE DE GESTION DE RISQUES LIÉS À LA RÉPUTATION ET DE CRISE.

Avant que ne survienne un événement de contamination, vous devriez mettre en place une équipe de gestion de crise formée par des cadres supérieurs. Cette équipe devrait gérer les efforts de communication en cas de crise, y compris la couverture des médias sociaux et traditionnels. Elle devrait également faire passer votre message fondamental aux parties prenantes internes et externes, notamment aux employés, aux investisseurs, aux clients, aux fournisseurs et au grand public.

Avant qu’une crise ne prenne de l’essor, vous devriez :

  • Déterminer comment l’équipe de gestion de crise obtiendra des renseignements à jour, coordonnera les activités et gérera la réaction de l’organisation à un événement.
  • Être prêt à gérer de façon proactive une crise. Sachez quels types de services peuvent être utiles, comme le soutien humanitaire aux victimes et aux familles, la surveillance des risques et d’autres outils. Soyez également prêt à prendre des mesures audacieuses pour anticiper les problèmes potentiels.
  • Tester votre plan. Menez des exercices liés aux rappels de produits et à la contamination des produits pour vous assurer que votre équipe est prête.

9. ÉLABORER ET TESTER UN PLAN DE TRAÇABILITÉ DES PRODUITS OU UNE ANALYSE DES CAUSES FONDAMENTALES.

En cas d’incident de contamination de produits, les entreprises devraient mener une enquête détaillée et déceler la cause fondamentale de la contamination afin de s’assurer que les problèmes ne se reproduisent pas. Au cours de ce processus, réfléchissez aux questions suivantes :

  • Quelles sont vos attentes par rapport à la traçabilité rapide et complète d’un produit?
  • Existe-t-il un processus qui répond aux attentes?
  • La principale personne-ressource peut-elle être jointe rapidement et facilement en dehors des heures normales de bureau?
  • Vos fournisseurs disposent-ils d’un personnel de soutien adéquat pour communiquer rapidement s’ils font face à un rappel qui affecte beaucoup de clients?

Une fois que vous aurez créé un plan, il est important de le tester et de vous assurer que tous les participants connaissent leur rôle et qu’ils disposent des outils nécessaires pour lancer le plan. Les exercices sur table et à grande échelle peuvent aider à découvrir des éléments et des occasions manquées d’amélioration avant qu’une crise se développe.

10. ÊTRE PRÊT À GÉRER LE PROCESSUS DE RÉCLAMATIONS D’ASSURANCE.

Dans l’éventualité d’une perte ou d’une réclamation :

  • Avisez votre courtier ou vos assureurs conformément aux modalités de vos polices.
  • Réunissez et organisez les données liées à la perte financière que vous avez subie.
  • Le cas échéant, communiquez avec vos experts-conseils en gestion de crise ou vos juricomptables.