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RECHERCHES ET BULLETINS

Comment les entreprises sous-estiment les risques des technologies perturbatrices?

 


Les gestionnaires de risques peuvent jouer un rôle de premier plan pour aider leur entreprise à s’adapter à l’innovation technologique. Leur rôle peut toutefois devenir secondaire s’ils ne réussissent pas à accomplir cette tâche, selon les experts de la webémission de Marsh The New Reality of Risk®.

Selon un sondage mené auprès des auditeurs durant la webémission, la plupart étaient d’accord. En fait, 91 % d’entre eux ont affirmé qu’ils seraient dépassés par leurs concurrents si leur organisation ne comprenait pas les nouvelles technologies et n’en tirait pas avantage.

Pourtant, lorsqu’il est question de changements liés aux technologies perturbatrices, les hauts dirigeants des risques tardent parfois à s’adapter. Par exemple, selon le rapport sur l’excellence en matière de gestion du risque 2017 de Marsh publié en partenariat avec Risk and Insurance Management Society (RIMS), 52 % des professionnels du risque soutiennent que leur entreprise n’utilise pas ou ne compte pas utiliser l’Internet des objets. Et pourtant, on estime que 90 % des entreprises utiliseront l’Internet des objets d’ici deux ans ou plus.

Pourquoi les entreprises sont-elles déconnectées? Elles le sont en partie, car elles ne saisissent pas encore les enjeux des technologies perturbatrices et leur influence sur les entreprises, affirme Tom Quigley, directeur du groupe d’expertise en communications, média et technologie de Marsh. «  Il n’y a aucune approche cohérente pour comprendre ce que sont les technologies perturbatrices et de quelle façon elles devraient être gérées », déclare M. Quigley.

« Les entreprises doivent relever un défi important – surtout celles des secteurs d’activités qui commencent tout juste à mettre en place des changements technologiques. Elles doivent par-dessus tout s’adapter rapidement à des innovations en pleine évolution », explique Mellissa Gale, directrice principale des solutions relatives aux risques chez Lyft. « De nombreux processus et barrières freinent l’innovation et le leadership éclairé. On se dit souvent : “Pourquoi changer quelque chose qui fonctionne?” »

Les entreprises croient que certains risques liés aux technologies perturbatrices seront plus importants que d’autres, notamment les risques liés à la confidentialité et aux données. « Or, alors que les organisations dépendent de plus en plus de la technologie, les pertes d’exploitation et d’autres perturbations technologiques deviennent des cyberrisques importants », soutient Tom Fuhrman, directeur du groupe d’expertise Marsh Évaluation des risques. Même si les atteintes à la sécurité des données peuvent être contrôlées, « la gestion du risque des cyberévénements perturbateurs ouverts demande une diversification des approches », explique M. Fuhrman.

Les entreprises – et les professionnels du risque – doivent suivre le courant afin de gérer plus efficacement les risques liés aux technologies perturbatrices. « La formation, une ouverture d’esprit et des idées novatrices aideront les entreprises à mieux comprendre les risques », affirme Mme Gale. Les sociétés peuvent également mesurer les risques de perturbation en recueillant des données et en effectuant des analyses. « Un historique limité des données pourrait empêcher le déploiement de certaines approches, mais tout peut être modélisé », précise M. Fuhrman. « Je privilégie grandement l’utilisation d’approches multiples pour mesurer le risque. »

M. Quigley explique que puisque les nouvelles technologies et les perturbations surviennent à un rythme vertigineux, tous les employés devraient participer aux discussions sur le risque. « Cela ne signifie pas que les discussions liées au risque devraient ralentir le rythme des activités. Au contraire, en identifiant et en traitant les risques, les entreprises pourront étendre leurs activités. »

Écouter la rediffusion de la webémission.