Bulletin Énergie et électricité – T4 2020

Le marché des assurances de l’énergie et de l’électricité fournit des solutions pour les entreprises des secteurs en amont et en aval, ainsi que des solutions d’assurance accidents et risques divers et des produits destinés aux entreprises du secteur énergétique traditionnel et à celles du secteur des énergies renouvelables. Les articles du bulletin abordent les subtilités et les tendances observées dans différents secteurs.

En général, tous les secteurs des assurances de l’énergie et de l’électricité demeurent aux prises avec une contraction de la capacité, une augmentation des tarifs et un resserrement des conditions. L’exception est le secteur en amont, qui continue d’afficher un certain décalage en raison d’une capacité excédentaire restante, sauf pour quelques projets de très grande valeur. Les assureurs partagent certaines préoccupations, ce qui peut avoir une incidence sur les garanties, notamment en ce qui concerne les exclusions relatives à la COVID-19 ou aux maladies contagieuses ainsi que les restrictions sur la couverture des cyberrisques.

Les facteurs influençant l’ensemble du secteur de l’assurance, ainsi que l’économie en général, ont tous des répercussions sur le secteur de l’énergie et de l’électricité. Deux de ces facteurs sont l’impact des pertes causées par la COVID-19 et l’attraction d’une nouvelle capacité sur le marché de l’assurance et de la réassurance.

Selon Moody’s, les demandes d’indemnité en assurance de dommages pour la COVID-19 se chiffreront à plus de 22 milliards de dollars américains, mais la capitalisation du secteur est solide, les assureurs étant en mesure d’absorber ces coûts grâce à leurs revenus. Moody’s a noté que les demandes d’indemnité liées à la COVID-19 « demeurent gérables », car la réassurance atténue l’impact des demandes pour pertes d’exploitation. De plus, la fréquence des demandes en assurance de particuliers a diminué pendant la pandémie.

Selon les données de Guy Carpenter, plus de 43,5 milliards de dollars américains de capitaux ont été mobilisés dans le secteur de l’assurance et de la réassurance depuis le début de 2020. Cet influx de capital dans l’industrie visait à tirer parti de l’amélioration des conditions commerciales pour les assureurs. Ces sommes substantielles s’avèrent toutefois relativement modestes quand on tient compte de la capacité disponible sur le marché de l’assurance.