Étude sur les risques mondiaux liés à la technologie

La pandémie de COVID-19 a entraîné une crise sanitaire massive, a dévasté de nombreux secteurs de l’économie et a causé une crise et de l’incertitude mondiales. Cependant, les entreprises technologiques ont fait preuve de résilience. Et comme la demande pour diverses solutions technologiques a augmenté au cours de la pandémie, de nombreuses entreprises ont pu profiter de nouvelles occasions et de l’expansion de celles qui existent déjà.

Malgré les perturbations que la pandémie a causées à l’échelle mondiale, les entreprises du secteur de la technologie ne la considèrent pas comme leur plus grand risque commercial.

Moins de la moitié des répondants à l’Étude 2021 sur les risques mondiaux liés à la technologie de Marsh ont indiqué que les risques liés à la pandémie étaient l’une de leurs principales préoccupations. Bien que ces risques se trouvent au huitième rang des risques les plus préoccupants pour les entreprises technologiques, 72 % des répondants considèrent la sécurité des données et la protection de la vie privée comme le risque le plus important pour elles, ce qui le place au sommet de la liste dans le cadre de notre étude pour la sixième année consécutive.

Pour consulter la liste complète des principaux risques pour les entreprises technologiques, téléchargez le rapport intégral à l’aide du formulaire sur cette page.

En général, les risques les plus importants pour les entreprises du secteur de la technologie sont ceux qui, selon elles, menacent leur capacité à maintenir les systèmes en bon état de fonctionnement et en sécurité. Les pertes d’exploitation numériques et la résilience des TI, par exemple, représentent les trois autres risques les plus importants. Les répondants ne voient pas ces risques diminuer à l’avenir. En effet, un nombre presque égal d’entre eux prévoit que les trois risques les plus importants prendront de l’ampleur au cours des trois à cinq prochaines années.

Néanmoins, les entreprises technologiques continuent de surveiller les risques liés à la pandémie et 42 % des répondants estiment qu’ils devraient augmenter au cours des trois à cinq prochaines années. Au-delà des répercussions sanitaires, les effets de la COVID-19 sur les chaînes d’approvisionnement mondiales – tant physiques que numériques – peuvent aussi stimuler les entreprises technologiques à traiter les risques qui y sont liés avant une future pandémie ou épidémie. Ces risques comprennent les risques liés aux pertes d’exploitation indirectes, qui sont passés du dixième rang de la liste de 2020 des principaux risques de l’industrie au quatrième rang en 2021.

La satisfaction en matière d’assurance a chuté l’an dernier

Bien que la satisfaction des entreprises technologiques relativement à la couverture d’assurance des administrateurs et dirigeants ait brusquement dégringolé au cours de la dernière année, ce n’est pas leur seul défi. Pour de nombreux acheteurs, le marché des assurances commerciales est plus difficile depuis la fin de 2019. En 2020, la tarification de la couverture d’assurance des administrateurs et dirigeants des entreprises technologiques a augmenté de près de 40 %, tandis que celle des biens a augmenté de près de 30 %. Les prix de la garantie contre les cyberrisques, de la protection responsabilité civile professionnelle liée à la technologie et de la couverture contre les accidents (à l’exclusion de l’indemnisation des accidents de travail) ont également augmenté. Au-delà de l’augmentation de leurs tarifs, les assureurs déploient également leur capital plus judicieusement, précisent leurs modalités et examinent les souscriptions plus rigoureusement.

Apprenez-en davantage sur la façon dont les entreprises technologiques modifient leur approche en matière de gestion des risques à la lumière de l’évolution de la conjoncture du marché en téléchargeant le rapport complet à l’aide du formulaire sur cette page.

Une crise de confiance

Au cours des dernières années, la confiance du public à l’égard de nombreuses institutions, comme les gouvernements et les médias d’information, a diminué. Toutefois, les entreprises sont perçues comme étant compétentes et éthiques. On leur fait davantage confiance qu’aux gouvernements dans 18 des 27 pays examinés dans le Baromètre de confiance Edelman 2021. 

Même si la confiance des consommateurs envers les entreprises dans leur ensemble a augmenté au cours de la dernière décennie, leur perception des industries individuelles varie. Et bien que le secteur de la technologie soit en avance sur plusieurs autres industries, la tendance à long terme est inquiétante : la confiance envers les entreprises technologiques a chuté de neuf points depuis 2012 dans l’indice d’Edelman.

Conserver la confiance du public est actuellement au cœur du succès des entreprises technologiques, sans doute plus que jamais. De récentes violations de données très médiatisées et les nouvelles signalant leur collaboration en matière d’outils de surveillance avec les gouvernements ont érodé la réputation des entreprises du secteur technologique. Plus particulièrement, les entreprises de médias sociaux se sont trouvées sur la sellette, recevant des critiques pour leur présumée censure de certains points de vue politiques, leur incapacité à freiner la désinformation et l’ingérence étrangère sur les réseaux sociaux.

Les entreprises du secteur de la technologie sondées par Marsh reconnaissent l’importance d’avoir la confiance du public. Seulement 3 % des répondants disent qu’on ne discute pas de « confiance » au sein de leur organisation, tandis que plus d’un tiers d’entre eux affirment qu’il s’agit d’un élément essentiel de leurs initiatives environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) ou d’une façon d’aborder de nombreuses activités et décisions essentielles.

Lorsqu’on leur demande de déterminer ce qui définit la confiance, la protection et l’utilisation appropriée des données arrivent en tête de liste. Les répondants ont également souligné un certain nombre de problèmes sur lesquels les activistes actionnaires, entre autres, se sont concentrés au cours des dernières années, notamment lorsqu’il est question d’agir de manière responsable sur les plans social et environnemental et de ne pas exploiter les travailleurs.

Comme la confiance envers les entreprises technologiques et la perception qu’en ont les consommateurs, les employeurs, les actionnaires, les organismes de réglementation et d’autres sont de plus en plus à l’avant-plan, elles continueront de se concentrer sur cette question. Entre autres mesures, ces entreprises chercheront de plus en plus à quantifier ou à mesurer la confiance ainsi que les répercussions financières et opérationnelles d’une confiance accrue – ou diminuée. Les professionnels du risque et d’autres personnes devront également relever le défi d’utiliser la confiance de façon financièrement avantageuse, y compris l’intégration potentielle de mesures de la confiance lors des réunions avec les souscripteurs.

Pour en savoir plus sur la façon dont la confiance peut contribuer à réduire votre coût total du risque, téléchargez le rapport complet à l’aide du formulaire sur cette page. Le rapport indique également six domaines sur lesquels les gestionnaires de risques devraient se concentrer en 2021 afin de garder une longueur d’avance sur les nouveaux risques et sur ceux qui évoluent.

 

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Chris Johnson

Chef de pratique CMT

  • Canada