Article

Trois mesures qui permettent de maîtriser les coûts des régimes d’avantages sociaux et de soins de santé

L’augmentation des coûts liés aux avantages sociaux des employés signifie que les entreprises doivent trouver un équilibre entre les coûts et la gestion des risques liés aux personnes. Découvrez les trois mesures qui vous permettent de protéger vos employés tout en respectant votre budget.

Female doctor writing prescription or recommendation of the patient on clipboard.

La pandémie de coronavirus actuelle a mis en évidence l’importance de la santé des employés pour la réussite de l’entreprise. Mais l’augmentation des coûts signifie que les organisations doivent équilibrer le contrôle des coûts et la gestion des risques liés au personnel. Nous présentons ici trois mesures pour vous assurer que vous protégez votre bien le plus précieux sans dépasser votre budget.

Le coût des régimes de santé et d’avantages sociaux augmente indéniablement rapidement. Bien que la pandémie ait légèrement fait baisser le niveau d’augmentation des coûts, nos recherches démontrent qu’en moyenne, les frais médicaux sont près de trois fois supérieurs à l’inflation générale.

La pandémie peut provoquer une hausse encore plus marquée des coûts, car l’annulation de nombreuses interventions électives et une baisse des traitements préventifs et d’urgence entraînent une aggravation des problèmes de santé à court et à long terme.

Sans surprise, les entreprises cherchent de façon urgente des moyens d’économiser et d’améliorer l’efficacité de leurs régimes de santé. Les employeurs doivent prendre rapidement des mesures pour moderniser et optimiser la valeur afin de s’assurer que les programmes sont à la fois rentables et favorisent et améliorent la santé des employés.

Pour y parvenir, il faut s’attaquer à trois domaines clés

1. Faire face à une mauvaise conception du plan (conception de valeur)

Les mauvais diagnostics, les complications et les infections nosocomiales représentent quelques-unes des conséquences de mauvais soins initiaux, qui ajoutent des coûts inutiles et nuisent à l’expérience et aux résultats du patient. Non seulement l’employeur paie pour les pertes médicales, l’invalidité et l’absence, mais les employés se retrouvent dans une situation plus compliquée, certains voyant leur qualité de vie, voire leur durée de vie, diminuer.

La conception du régime est essentielle pour limiter les coûts en guidant les employés vers des fournisseurs de services de qualité et rentables. Il ne s’agit pas d’offrir aux employés des soins de santé qui ne sont pas optimaux. Si les dépenses médicales ne sont pas focalisées sur des solutions de qualité, tout le monde y perd.

Tenez compte de ce qui suit :

  • Les techniques de partage des coûts comme les franchises, les quotes-parts et la règle proportionnelle (idéalement nivelées d’une manière qui favorise les pratiques exemplaires et les soins rentables).
  • Les approches des cotisations définies qui permettent de partager les coûts avec les employés tout en élargissant le choix.
  • Le rôle des régimes individuels par l’entremise d’une assurance volontaire.
  • Une autorisation pour les visites de spécialistes ou une nouvelle approbation (p. ex., traitements de physiothérapie après six visites).
  • Le paiement de forfaits de traitement aux fournisseurs plutôt qu’à la carte afin de les inciter à prendre en charge les complications.
  • L’évaluation des assureurs en fonction de la gestion des réclamations et de la surveillance du réseau des fournisseurs.

2. Créer une approche axée sur les données qui favorise une main-d’œuvre en santé (gérer le risque lié à la santé)

Les maladies du système circulatoire, gastro-intestinales et respiratoires, en grande partie liées aux choix de mode de vie, ne cessent de contribuer aux principales demandes d’indemnité par coût et en fréquence.[1]. Par ailleurs, un travailleur sur cinq souffre d’un problème de santé chronique[2].

Tous les bons plans de gestion des risques contiennent des stratégies pour éliminer les menaces intrinsèques, et les soins de santé ne devraient pas faire exception. Comprendre le profil de risque de vos employés et de leurs personnes à charge – et les gérer au moyen d’initiatives axées sur les données – peut avoir une incidence à long terme considérable sur les coûts.

Tenez compte de ce qui suit (de manière confidentielle, volontaire et personnalisée le cas échéant) :

  • Promotion de la santé – initiatives en matière de culture de la santé, d’éducation, de vaccination, de maladies et de prévention des blessures.
  • Soutien des employés présentant un risque de maladie – en raison du mode de vie, des antécédents familiaux ou du milieu de travail.
  • Soutien des employés souffrant de problèmes de santé – pour arrêter ou contenir l’évolution de la maladie.
  • Gestion des demandeurs à coût élevé – optimiser les soins et, dans la mesure du possible, les remettre au travail productif.

Bien fait, cela peut apporter simultanément de l’empathie et des avantages économiques. Le fait d’examiner au microscope votre profil de santé actuel et vos mesures de gestion peut vous aider à déterminer les lacunes et les inefficacités dans votre programme.

3. Éliminer les inefficacités grâce au financement et au placement intelligents (améliorer l’efficacité)

Vous devez vous assurer d’éliminer les avantages redondants ou en double en consolidant et en harmonisant les régimes.

En même temps, la gestion du gaspillage est un composant essentiel du contrôle des coûts, car les régimes peuvent comporter des dépenses frictionnelles importantes telles que les frais d’administration, ainsi que ceux liés aux profits et aux risques. Votre courtier utilise diverses techniques pour gérer cela et devrait avoir une idée des facteurs financiers qui influent sur les taux.

Vous pouvez envisager des approches basées sur la fidélité, qui offrent des remises de prix en échange de contrats plus longs ou d’obtenir des prix concurrentiels grâce aux ristournes.

Voici d’autres solutions :

  • D’autres approches de transfert de risques, comme l’auto-assurance, la participation aux bénéfices, la souscription centralisée et l’utilisation de captives.
  • Les protocoles de prise de décision et de gestion de cas afin de réduire au minimum les fraudes, de s’assurer que les dépenses sont médicalement nécessaires et que les demandes d’indemnité sont raisonnables.
  • Les ententes sur les niveaux de service et les audits, qui permettent souvent de repérer les sources de fraude et les occasions de remboursement.
  • La simplification et l’automatisation de l’administration.
  • Le courtage à l’échelle régionale et mondiale.

Conclusion

La pandémie de COVID-19 a fait de la gestion des coûts une priorité pour les entreprises, mais pour réussir, il faut aller au-delà du statu quo qui consiste simplement à remettre en question les prix au moment du renouvellement, car cela permet de contrôler les coûts seulement à court terme.

Les employeurs qui prennent au sérieux la gestion des dépenses ont besoin d’une approche à plusieurs volets pluriannuelle, qui cible les trois principaux facteurs de limitation des coûts : la conception de la valeur, la gestion des risques liés à la santé et l’amélioration de l’efficacité. C’est à ce moment-là seulement que vous serez en mesure de créer des régimes d’avantages sociaux rentables qui profitent vraiment aux employés.

[1] Mercer Marsh Avantages Sociaux. Les tendances en santé d’après Mercer Marsh Avantages Sociaux : Perspectives relatives aux assureurs 2020, 2020

[2] Mercer Marsh Avantages Sociaux. Santé à la carte, 2020