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Perspectives de risque T4 2021 : Émirats arabes unis

La croissance économique à long terme des Émirats arabes unis devrait être principalement stimulée par l’activité à l’extérieur du secteur pétrolier. La diversification de l’économie, notamment dans le secteur manufacturier, le secteur de l’expédition et le secteur des services financiers, soutiendra probablement la reprise économique des Émirats arabes unis après la pandémie de la COVID-19.

Skyscrapers in Abu Dhabi, United Arab Emirates.

La croissance économique à long terme des Émirats arabes unis devrait être principalement stimulée par l’activité à l’extérieur du secteur pétrolier. La diversification de l’économie, notamment dans le secteur manufacturier, le secteur de l’expédition et le secteur des services financiers, soutiendra probablement la reprise économique des Émirats arabes unis après la pandémie de la COVID-19. Les politiques libérales et favorables aux marchés du pays ont attiré des investissements importants dans les secteurs de la construction et des services. Les prévisions à moyen terme indiquent que les investissements étrangers demeureront solides dans les Émirats arabes unis, passant de Dubaï à d’autres grandes régions métropolitaines, notamment Abu Dhabi. Le tourisme est en baisse à Dubaï, ce qui augmente le besoin d’élaborer des plans de diversification pour réussir à stimuler l’économie.

L’accord sur la normalisation avec Israël augmentera probablement les occasions d’affaires, en particulier dans les secteurs des agro-entreprises, des télécommunications et de la technologie. Malgré l’introduction lente de nouveaux règlements fiscaux pour les résidents, l’impôt sur le revenu des sociétés ne s’applique qu’aux secteurs pétrolier et gazier ainsi qu’aux secteurs des industries extractives. Les Émirats arabes unis participent également à plusieurs accords de libre-échange, qui seront avantageux pour les entreprises du pays. Grâce à un solide réseau d’infrastructure déjà en place et à des investissements continus à Abu Dhabi et Dubaï, les Émirats arabes unis progressent dans leurs efforts pour augmenter l’appétit des investisseurs étrangers.

Les affaires judiciaires aux Émirats arabes unis ont tendance à être complexes en raison de la coexistence de lois fédérales, de lois édictées par l’émirat et de la sharia. Les coûts d’exploitation peuvent être perçus comme étant gonflés en raison des quotas d’embauche de ressortissants des Émirats arabes unis dans le secteur des affaires. La répression du radicalisme islamique par les Émirats arabes unis encouragera l’organisation clandestine du mouvement, augmentant ainsi le risque de détention pour les résidents et les employés. De plus, les décisions arbitrales étrangères sont rarement exécutoires, et les créanciers étrangers risquent d’être désavantagés sur le plan légal en cas de différends ou d’insolvabilité des entreprises.