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Le signal silencieux : l’incidence des conditions météorologiques extrêmes sur les prix dans un marché faible

Les organisations sont de plus en plus préoccupées par l’incidence des événements météorologiques sur leur capacité à obtenir une couverture d’assurance abordable.

Les organisations sont de plus en plus préoccupées par l’incidence des événements météorologiques sur leur capacité à obtenir une couverture d’assurance abordable.

Cet enjeu n’est plus théorique. Notre sondage mené lors de la COP30 a révélé que 60 % des répondants considèrent déjà que l’abordabilité et la disponibilité des assurances sont des préoccupations pressantes, un chiffre qui grimpe à 74 % à la perspective de 2030. Comme Amy Barnes, directrice mondiale de la stratégie en matière de climat et de durabilité chez Marsh Risques, l’a expliqué dans une récente conférence TED : « L’assurance ne fonctionne que lorsque les conditions météorologiques extrêmes demeurent un risque. Lorsqu’elles deviennent une quasi-certitude, l’assurance devient inabordable et potentiellement non disponible. »

Selon une analyse mondiale menée par Guy Carpenter, les pertes matérielles de biens assurés attribuables aux changements climatiques devraient augmenter de 1 % annuellement, en raison de la fréquence et de la gravité croissantes des dangers liés aux conditions météorologiques. En tenant compte de l’inflation, de la disponibilité de la main-d’œuvre et de l’augmentation de la densité de construction, le coût des sinistres assurés pourrait être plus élevé. Bien que le taux de 1 % représente une moyenne mondiale, l’augmentation ne sera pas ressentie uniformément.

Le « signal climatique », soit le changement de la tarification de l’assurance attribuable aux tendances météorologiques, est davantage ressenti sur les marchés des biens immobiliers résidentiels, comme le démontrent les activités Marsh McLennan dans le secteur de l’assurance des particuliers aux États-Unis. Toutefois, sur le marché commercial, ce signal se manifeste plus subtilement, exigeant une analyse plus approfondie pour bien comprendre ses répercussions sur la gestion des risques organisationnels.

La dynamique complexe des signaux climatiques dans un marché des assurances qui ralentit

Les marchés des assurances passent d’un cycle haussier à un cycle baissier, influencés par des facteurs comme la rentabilité pour les assureurs et les réassureurs, la capacité du marché, les coûts en capital et les pressions économiques et réglementaires. Actuellement, le marché mondial des assurances est principalement en baisse. Un tel marché peut masquer le signal climatique, car les assureurs commerciaux deviennent généralement moins sélectifs dans la souscription des risques liés aux conditions météorologiques. Le contraire est également vrai; dans un marché haussier, on peut s’attendre à ce que les sites touchés par les changements climatiques constatent une plus grande différence dans leurs programmes d’assurances, démontrant ainsi la nécessité de favoriser la résilience et la gestion des risques proactives.

Comment les organisations peuvent tirer profit du marché favorable pour se préparer au prochain cycle haussier

Le marché actuel présente une occasion stratégique pour les organisations avant-gardistes de renforcer leur résilience en prévision du prochain cycle de marché haussier.

Dans un marché plus favorable, toute économie de prime réalisée peut être investie stratégiquement dans des mesures de résilience qui pourraient s’avérer inestimables lors de la négociation avec les assureurs sur des marchés plus difficiles. Il est important de noter que la gestion proactive des risques offre des avantages, peu importe les conditions du marché. Au cours de la période où elles détiennent des actifs, les entreprises sont susceptibles de connaître une variété de cycles du marché des assurances, ce qui les expose à des fluctuations potentielles de l’abordabilité (prix, rétentions, franchises) et de la disponibilité (conditions de couverture) de l’assurance.

L’analyse de rentabilité s’étend au-delà des prestations d’assurance. Selon la Chambre de commerce des États-Unis, « chaque dollar américain investi dans la résilience et la préparation permet d’économiser 13 dollars américains en économies à long terme et en coûts évités », un rendement sur investissement intéressant qui englobe la continuité opérationnelle, la protection des actifs et l’avantage concurrentiel.

Quatre mesures stratégiques pour les organisations

Dans le contexte actuel des risques en évolution, les organisations doivent adopter des stratégies proactives pour gérer efficacement les défis liés aux conditions météorologiques extrêmes. Les quatre mesures suivantes fournissent un cadre pour améliorer la résilience, optimiser la gestion des risques et obtenir des résultats favorables en matière d’assurances :

  1. Tirer parti des analyses climatiques et mettre en œuvre des stratégies d’adaptation
    Les solutions d’analyse, comme la modélisation des pertes prévues dans les scénarios climatiques futurs, peuvent aider les entreprises à comprendre comment leur programme d’assurances fonctionne dans différents scénarios climatiques. Les évaluations des risques climatiques identifient les vulnérabilités et orientent les mesures d’adaptation ciblées. Nos équipes d’experts-conseils en gestion des risques établissent un modèle des pertes prévues dans les scénarios climatiques futurs et fournissent des conseils sur les mesures à prendre pour réduire les risques.
  2. Entreprendre l’ingénierie des risques en tenant compte des changements climatiques 
    L’ingénierie complète des risques détermine les risques au niveau des actifs et identifie les interventions qui entraînent des rendements mesurables sur les investissements. Les rapports d’ingénierie qui tiennent compte des risques climatiques sur les biens peuvent soutenir les conversations sur le marché des assurances en permettant aux organisations de démontrer des améliorations dans la gestion des risques et de potentiellement obtenir des modalités plus favorables.
  3. Intégrer la résilience dans le processus de placement des risques
    Dans de nombreuses régions, comprendre l’exposition aux dangers naturels est devenu un élément central de la souscription. Les assureurs évaluent à la fois la probabilité de conditions météorologiques extrêmes et la vulnérabilité des actifs. Grâce à notre modélisation améliorée des catastrophes naturelles, nous aidons les entreprises à démontrer aux assureurs des améliorations dans la qualité de la gestion des risques. Les organisations doivent également chercher des mesures incitatives ou des co-investissements auprès des assureurs pour des initiatives de résilience (comme l’assurance liée à l’adaptation) et demander des libellés des polices d’assurance qui permettent une reconstruction résiliente en cas de sinistre.
  4. Réduire les risques liés aux solutions résilientes et identifier les produits novateurs
    Au fur et à mesure que le contexte des risques évolue, de nombreuses entreprises examinent comment l’assurance peut soutenir la résilience dans l’ensemble de leur chaîne de valeur. Les gestionnaires de risques qui font face aux défis traditionnels du marché peuvent chercher des solutions de transfert des risques non traditionnelles, notamment l’utilisation de l’assurance captive ou de produits paramétriques. Les organisations considèrent de plus en plus les solutions de transfert des risques non traditionnelles comme la première ligne de défense contre les pertes liées aux conditions météorologiques.

Pour en savoir plus sur l’amélioration de votre résilience face aux changements climatiques, découvrez nos capacités à l’échelle de Marsh, et suivez notre partenariat avec le Forum économique mondial alors que nous continuons de faire progresser la conversation sur l’assurabilité et les changements climatiques tout au long de l’année.

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