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Conflit au Moyen-Orient : comment le risque géopolitique redéfinit la résilience et les investissements dans les centres de données

Selon le Rapport 2026 sur les risques politiques de Marsh, les gouvernements envisagent de plus en plus l’infrastructure numérique dans une optique de jeu à somme nulle, et les conséquences sont déjà visibles. Au Moyen-Orient, trois centres de données à très grande échelle d’Amazon auraient été la cible de frappes de drones dans un contexte de conflit s’intensifiant, ce qui les a contraints à se déconnecter et a perturbé les services bancaires, les paiements et les logiciels d’entreprise dans toute la région. Ces attaques délibérées envoient un signal clair : l’infrastructure numérique est un actif stratégique et une cible potentielle dans les conflits géopolitiques.

Dans le paysage géopolitique complexe d’aujourd’hui, les centres de données et l’infrastructure numérique ne peuvent plus être évalués uniquement selon des critères techniques ou opérationnels. Les risques géopolitiques imprègnent désormais la planification stratégique, les décisions d’investissement, la gestion de la chaîne d’approvisionnement et les relations avec les parties prenantes.

Pour préserver leurs actifs critiques, protéger leurs investissements et garantir leur résilience opérationnelle, les organisations doivent adopter une approche globale comprenant les mesures clés suivantes :

1) Intégrer les risques géopolitiques dans tous les aspects de la planification des affaires

Les organisations qui établissent une vision commune des risques géopolitiques au sein de leurs équipes de direction et l’intègrent dès le début dans leurs cadres de planification, d’exploitation et de gestion des risques d’entreprise sont plus résilientes et mieux positionnées pour agir avec clarté dans des conditions incertaines. Cela peut constituer un levier pour s’assurer un avantage de premier entrant dans un environnement hautement concurrentiel.

Les entreprises qui évaluent de façon proactive les changements géopolitiques dans leur stratégie de gestion des risques sont plus susceptibles de repérer les occasions émergentes, d’éviter les risques de baisse et d’harmoniser leurs plans à long terme avec les parties prenantes avant que la situation ne se durcisse.

Des modèles analytiques avancés, comme le World Risk Review de Marsh Risques, peuvent aider les organisations à cerner les risques de conflit potentiel et permettre une allocation plus stratégique des ressources.

2) Intégrer la souplesse dans les décisions commerciales, de chaîne d’approvisionnement et de financement

Alors que la concurrence géopolitique redessine le commerce mondial, les relations établies deviennent moins prévisibles. Les entreprises peuvent accéder à de nouveaux clients ou fournisseurs, mais ces gains s’accompagnent souvent d’un risque accru de non-paiement, de défaillance ou de rupture de contrat.

Il est donc essentiel d’intégrer de la souplesse dans les décisions commerciales, de chaîne d’approvisionnement et de financement. Cela peut impliquer de reconfigurer les réseaux de fournisseurs, de diversifier les contreparties et d’utiliser des solutions de transfert de risques comme le crédit commercial, les pertes d’exploitation et l’assurance crédit commercial structurée pour gérer les risques.

Des outils axés sur les données, comme Sentrisk, peuvent offrir une visibilité en temps réel sur les chaînes d’approvisionnement, aidant ainsi les organisations à anticiper et à réagir immédiatement et plus efficacement aux perturbations géopolitiques.

3) Protéger les investissements contre les risques de conflit et les risques politiques

Alors que l’infrastructure numérique devient une cible stratégique, la protection des actifs physiques et financiers revêt une importance croissante. L’assurance joue un rôle important dans la protection contre les risques difficiles à prévoir ou à contrôler, notamment la violence politique et l’intervention de l’État, les cyberincidents et les difficultés liées à la réalisation des projets. Cette approche est particulièrement efficace lorsqu’elle est combinée à une planification de scénarios et à une vision globale des risques couvrant les actifs, les contreparties et les territoires.

Les entreprises doivent examiner comment les risques géopolitiques, les cyberrisques et les risques liés au rendement interagissent, et structurer leur couverture en conséquence, notamment en ayant recours à ce qui suit :

  • Assurance contre la violence politique : elle couvre les dommages matériels, les pertes liées à l’arrêt des opérations et les frais de reprise, permettant ainsi la poursuite des activités tout en tenant compte des risques reconnus, parallèlement à des plans de résilience et d’intervention en cas de crise.
  • Assurance contre les risques politiques : outre la protection des investissements contre les risques liés à la sécurité, aux placements, aux devises ou à la réglementation, S&P Marsh Risk Research montre que cette garantie peut pallier les déficits de taux de rendement interne et faciliter l’obtention de conditions de financement plus favorables.
  • Cyberassurance : elle couvre les cybermenaces croissantes visant les infrastructures essentielles.
  • Cautionnements et garanties de bonne exécution : elles offrent une assurance quant au rendement des entrepreneurs et réduisent les risques liés à l’exécution.
  • Évaluations et examens de l’interruption d’activité : la volatilité des prix du pétrole brut et les perturbations de la chaîne d’approvisionnement ont une incidence sur les actifs et les valeurs des pertes d’exploitation, ce qui risque d’entraîner une sous-déclaration des montants. Les insuffisances dans le paiement des réclamations peuvent être atténuées par des évaluations, des examens de l’interruption d’activité et un soutien en matière de sinistres.

Pourquoi Marsh?

L’équipe mondiale de l’assurance contre les risques politiques a placé 350 milliards de dollars américains en garantie pour des clients exposés aux risques politiques et aux crédits structurés, et compte plus de 150 employés répartis dans 28 pays. Nous combinons une expertise approfondie en matière de risques géopolitiques avec des solutions d’infrastructure numérique intégrées, aidant ainsi les organisations à évaluer le risque auquel elles sont exposées, à protéger leurs investissements et à naviguer dans un environnement opérationnel de plus en plus complexe. Marsh produit également des analyses sur les tendances en matière de risques macroéconomiques et de risques politiques, notamment son rapport sur les risques politiques.

Discutez avec un conseiller de Marsh pour en savoir plus sur la protection de votre infrastructure numérique et de vos centres de données.

Nos employés

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Larry Liu

Responsable de l’équipe des Communications, médias et technologies, Marsh Risques Asie

Christopher Coppock

Christopher Coppock

Directeur du service d’analyse des risques géopolitiques et économiques, Services spécialisés en crédit, Marsh Risques Royaume-Uni

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