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Risques climatiques et résilience dans le secteur manufacturier : s’adapter aux changements climatiques et atténuer les répercussions des changements climatiques

Selon le rapport sur les risques mondiaux de 2026 publié par le Forum économique mondial, les conditions météorologiques extrêmes sont le troisième risque le plus important qui pourrait entraîner une crise majeure à l’échelle mondiale cette année. Pour les constructeurs canadiens, dont les activités dépendent de chaînes d’approvisionnement, d’infrastructures et de ressources énergétiques stables, les risques climatiques ne sont plus une préoccupation secondaire. Il s’agit d’un impératif opérationnel.

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Découvrez comment les constructeurs canadiens peuvent gérer les risques et renforcer la stabilité à long terme.

*Disponible uniquement en anglais

La différence entre les risques climatiques et les risques liés à la durabilité au sens large 

Les risques climatiques se rapportent spécifiquement aux conséquences des événements météorologiques défavorables, à l’élévation du niveau de la mer et aux changements de température, ainsi qu’aux défis associés à la décarbonisation et à la transition vers l’énergie renouvelable.

Les risques liés à la durabilité au sens large englobent un plus grand éventail de préoccupations, comme les questions environnementales liées à la pollution, à la rareté de l’eau et à la perte de biodiversité, ainsi que les répercussions sociales et réglementaires des défis environnementaux.

Les organisations manufacturières doivent tenir compte des deux catégories, qui nécessitent des approches de gestion distinctes.

Le contexte des risques climatiques pour les constructeurs canadiens

Selon l’emplacement, la catégorie de risque et la complexité des activités, les entreprises manufacturières sont confrontées à de nombreux risques climatiques susceptibles de menacer leurs activités.

Les phénomènes météorologiques extrêmes, comme les tempêtes de type convectif, les ouragans, les incendies de forêt et l’élévation du niveau de la mer, peuvent endommager les usines, les entrepôts, les lignes électriques, les routes d’accès et les centres de la chaîne d’approvisionnement. Les inondations peuvent interrompre la production et nécessiter un investissement important dans les contrôles de gestion des inondations.

La hausse des températures augmente les exigences en matière de refroidissement des installations et réduit les capacités des infrastructures de transmission et de distribution. L’augmentation de la demande en énergie peut perturber l’approvisionnement aux installations et avoir une incidence considérable sur les marges de profit.

Les tempêtes graves et les inondations peuvent endommager les routes, les chemins de fer, les ponts, les voies navigables et les ports, ce qui a une incidence sur le transport des matières premières, des composants et des produits finis. L’élévation du niveau de la mer peut également affecter la disponibilité des ports et les délais de transport.

Les schémas de précipitations altérés peuvent réduire la disponibilité de l’eau pour le refroidissement, le nettoyage et le traitement des matériaux. Les constructeurs peuvent faire face à une concurrence directe avec les communautés locales en ce qui a trait aux ressources en eau, ce qui crée un risque d’atteinte à la réputation et de conformité réglementaire.

Les gouvernements mettent en œuvre des normes d’émissions plus strictes, une tarification du carbone et des exigences en matière de gestion des ressources. Les entreprises qui exercent leurs activités dans plusieurs territoires doivent respecter les politiques climatiques nationales et internationales. Les investisseurs, les assureurs et les institutions financières examinent de plus près les risques liés au climat, ce qui rend les stratégies climatiques robustes essentielles à l’accès aux assurances et aux capitaux.

La chaleur extrême peut causer des maladies liées à la chaleur, nuire à la prise de décision et augmenter les taux d’accidents. Les catastrophes naturelles peuvent déplacer les travailleurs, créer de l’instabilité pour la main-d’œuvre et contribuer à une importante fatigue mentale.

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Cinq stratégies pour renforcer la résilience aux risques climatiques à long terme

  1. Mettre en œuvre une approche de gestion des risques propre à la transition : Une analyse des risques liés à la transition climatique est une évaluation systématique qui identifie, évalue et gère les occasions et les risques associés à la transition vers une économie à faibles émissions de carbone. En intégrant cette analyse à votre cadre de gestion des risques, vous pouvez anticiper les perturbations, vous conformer aux exigences réglementaires changeantes et tirer parti des occasions émergentes dans la transition énergétique, en soutenant la décarbonisation et en favorisant la durabilité à long terme.
  2. Évaluer les risques à l’aide de la modélisation physique du climat : La modélisation des risques climatiques physiques utilise des projections climatiques mondiales à échelle réduite et une analyse de scénarios pour évaluer les répercussions potentielles dans l’ensemble de votre portefeuille d’actifs. Cette approche vous permet de repérer vos actifs les plus vulnérables et d’évaluer les risques climatiques pour divers scénarios et périodes. Les stratégies d’adaptation peuvent comprendre :
    • Investir dans la conception d’actifs résilients ou dans la modernisation des actifs afin qu’ils puissent résister aux principaux risques climatiques
    • Mettre en œuvre des technologies résilientes face aux changements climatiques, comme la surveillance avancée et les systèmes d’alerte précoce
    • Participer à la planification des ressources à long terme pour assurer la continuité de la chaîne d’approvisionnement et des activités
  3.  Identifier et gérer les vulnérabilités de la chaîne d’approvisionnement : Une meilleure visibilité de votre chaîne d’approvisionnement grâce à des plateformes avancées qui fournissent des alertes en temps réel et des capacités de modélisation peut faire la différence entre des activités interrompues et une intervention rapide et efficace après un événement lié aux conditions météorologiques. Une meilleure surveillance de la chaîne d’approvisionnement peut également aider les dirigeants du secteur manufacturier à renforcer leurs relations avec les fournisseurs et les parties prenantes, en démontrant un engagement envers la durabilité et l’approvisionnement responsable.
  4. Élaborer un plan de décarbonisation crédible : Les entreprises manufacturières font face à une pression croissante des organismes de réglementation et des parties prenantes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES). Commencez par effectuer un comptage complet des GES pour comprendre vos niveaux de référence en matière d’émissions, puis harmonisez les rapports avec des cadres reconnus, comme la Science Based Targets initiative (SBTi) ou la Global Reporting Initiative (GRI). Les compensations carbone permettent de contrebalancer les émissions inévitables, tandis que les rapports transparents et crédibles permettent de renforcer la confiance des investisseurs et des partenaires.
  5. Mettre l’accent sur la formation des employés et la préparation aux changements climatiques : À mesure que les changements climatiques posent des défis plus intenses, comme les conditions météorologiques extrêmes, la rareté des ressources ou les changements réglementaires, les constructeurs doivent préparer la main-d’œuvre à s’adapter. Cela implique notamment de former les employés aux nouvelles technologies, aux protocoles de sécurité et aux pratiques durables. Les dirigeants doivent également anticiper les transitions de la main-d’œuvre, à mesure que le secteur évolue vers de nouvelles compétences qui correspondent aux objectifs de durabilité. Investir dans des programmes de formation complets renforce l’efficacité opérationnelle, tout en favorisant une culture de la sécurité et de l’adaptabilité.