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Gestion des risques portant sur les biens pour les constructeurs : protéger les actifs et renforcer la résilience des activités

La capacité d’une installation de fabrication à résister aux perturbations est importante. Qu’il s’agisse de risques d’incendie, de défaillance d’équipement ou de dommages matériels causés par le climat, les risques sont vastes, interconnectés et consécutifs. Cet article examine l’ensemble des risques portant sur les biens auxquels font face les constructeurs canadiens et les stratégies proactives que les dirigeants peuvent utiliser pour protéger leurs employés, leurs actifs et leurs activités.

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*Disponible uniquement en anglais

L’éventail de risques portant sur les biens dans le secteur manufacturier

À la base, les risques portant sur les biens dans le secteur manufacturier englobent les dommages potentiels aux biens matériels : les bâtiments, la machinerie, l’équipement et les stocks. Mais la portée réelle de ces risques va bien au-delà de ces biens matériels. L’incidence financière des défaillances en matière de sécurité en milieu de travail et des pertes d’exploitation découlant de l’incapacité à exercer ses activités après un sinistre peut largement dépasser celle de la perte matérielle initiale.

Pour les dirigeants canadiens du secteur manufacturier, le défi est de reconnaître que ces risques sont rarement isolés. Un seul incendie dans une zone d’emballage, une route d’accès endommagée par une inondation ou une défaillance structurelle peuvent entraîner une série de conséquences opérationnelles, financières et d’atteinte à la réputation.

Risques d’incendie : le risque portant sur les biens prédominant et souvent évitable

Dans les environnements de fabrication, les incendies demeurent le principal risque portant sur les biens. Les matériaux inflammables, les machines complexes et les processus qui produisent de la chaleur créent un risque d’inflammation persistant. Les dangers courants comprennent ce qui suit :
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Liquides inflammables et combustibles

De nombreux procédés de fabrication dépendent d’huiles, de solvants et de produits chimiques inflammables ou combustibles. Les aires de stockage dédiées, les salles d’isolement et les armoires résistantes au feu sont essentielles pour gérer les risques d’inflammation. Les violations des protocoles de stockage peuvent permettre aux incendies de se propager rapidement et de façon imprévisible.

Batteries aux ions de lithium

Pour les constructeurs qui produisent des batteries ou qui utilisent des machines alimentées par des batteries, les batteries aux ions de lithium présentent un danger grave. Les risques d’emballement thermique (lorsqu’une seule cellule en surchauffe s’enflamme et déclenche une réaction en chaîne) se multiplient lorsque les batteries sont mal entreposées, mal assemblées ou chargées simultanément.

Facteurs humains et travail à chaud

Les erreurs humaines et les écarts par rapport aux procédures d’exploitation normalisées contribuent grandement aux incendies dans les installations manufacturières. Le soudage, le coupage et d’autres activités de travail à chaud comportent des risques d’inflammation inhérents. Les mesures préventives suivantes sont essentielles : appliquer rigoureusement les règles relatives aux autorisations de travail à chaud et veiller à ce que seules des personnes formées et autorisées effectuent ces tâches.

Au-delà du bâtiment : les répercussions en cascade des risques portant sur les biens

Les risques portant sur les biens se répercutent au sein d’une organisation d’une manière qui aggrave le sinistre initial :

  • Sécurité des personnes : les défaillances d’équipement, les défaillances structurelles et les fuites de matières dangereuses se traduisent directement en risques pour la sécurité de la main-d’œuvre : brûlures, blessures par écrasement et dommages respiratoires.
  • Événements météorologiques liés au climat : les inondations, les ouragans et les incendies de forêt peuvent perturber les chaînes d’approvisionnement, endommager les stocks et interrompre la production, et les effets secondaires, comme les pannes d’électricité, peuvent prolonger les délais de récupération.
  • Dommages aux stocks et aux marchandises : les matières premières, les travaux en cours et les produits finis représentent une valeur importante. Leur perte a une incidence directe sur les engagements en matière de revenus et de chaîne d’approvisionnement.
  • Interruption d’activité : l’incapacité de remplir les commandes à la suite d’un événement de dommages matériels peut entraîner des pertes bien supérieures au coût des dommages matériels eux-mêmes.
  • Risques divers liés à la fabrication : les profils de risque varient considérablement d’un secteur à l’autre : les fabricants de produits alimentaires et de boissons sont exposés à des risques de contamination, tandis que les fabricants de machinerie lourde sont confrontés à des risques liés aux équipements de grande taille.

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Cinq stratégies pour atténuer les risques portant sur les biens dans le secteur manufacturier

Les constructeurs exercent leurs activités dans un contexte dynamique où les risques portant sur les biens sont complexes et interreliés. L’amélioration de la résilience nécessite une approche globale : comprendre l’ensemble de la portée des risques, mettre en œuvre des contrôles robustes, respecter les normes d’ingénierie et favoriser une culture de préparation à tous les niveaux.

L’exploitation de plusieurs installations de production dans divers emplacements géographiques réduit la dépendance à un seul site. Lorsqu’une installation fait face à des perturbations, la production peut être rapidement transférée vers un autre emplacement, ce qui permet de maintenir la continuité et de limiter les répercussions financières.

Un solide plan de continuité des activités comprend des plans d’urgence pour divers scénarios, des protocoles de communication clairs et des étapes de reprise prédéfinies. L’intégration d’alertes automatisées, de la surveillance en temps réel et d’exercices réguliers basés sur des scénarios permet aux employés de comprendre leur rôle avant qu’une crise ne se produise.

L’externalisation de la production ou le recours à des sous-traitants répartissent les risques et assurent la continuité de l’approvisionnement si votre installation principale est touchée. Une surveillance étroite et une communication claire avec les partenaires externes sont essentielles au maintien des normes de qualité.

Maintenir des niveaux de stocks stratégiques et tirer parti des stocks existants pendant les interruptions permet de gagner un temps précieux lors de la récupération. La négociation de calendriers de livraison souples et l’investissement dans des systèmes avancés de gestion des stocks améliorent davantage l’agilité.

Une formation régulière sur la planification de la poursuite des activités, les procédures d’exploitation normalisées, les plans d’intervention en cas d’urgence et la manipulation sécuritaire des matières dangereuses et inflammables outille les employés pour leur rôle et réduit la probabilité d’incidents. Les programmes de reconnaissance pour le respect des normes de sécurité motivent les employés à maintenir des normes élevées.

Par ailleurs, le respect des règles de la NFPA et des normes FM en matière de prévention des sinistres matériels doit être considéré comme le seuil minimal à respecter. Ces normes établissent les règles de sécurité incendie, couvrent les systèmes de détection et d’extinction, soutiennent des évaluations régulières de l’ingénierie des risques et visent à minimiser les pertes d’exploitation grâce à une gestion proactive. Les normes doivent être révisées régulièrement à mesure que les directives sont mises à jour ou modifiées.