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Perspectives de Risque T4 2021 : Israël

Les fortes prévisions de croissance économique en Israël sont renforcées par un secteur de la haute technologie bien soutenu, de solides normes en matière d’éducation et des investissements dans la recherche et le développement

Panoramic aerial view of the Temple of the Holy Sepulcher at sunset in the old city of Jerusalem, Israel

Les fortes prévisions de croissance économique en Israël sont renforcées par un secteur de la haute technologie bien soutenu, de solides normes en matière d’éducation et des investissements dans la recherche et le développement. Le pays est un chef de file en matière d’innovation et de culture entrepreneuriale à l’échelle mondiale, ce qui lui permet de tirer profit des exportations de marchandises de grande valeur. Le portefeuille d’exportation d’Israël avant la pandémie était diversifié, les trois marchandises les plus vendues étant les diamants (20 %), les médicaments emballés (4 %) et les circuits intégrés (4 %). En ce qui concerne les revenus avant la pandémie, l’exploitation minière était le secteur le plus lucratif du pays, car les diamants représentaient environ 20 % des revenus générés en 2019. Israël bénéficie également du soutien politique de longue date de son plus grand acheteur, les États-Unis, qui représente 32 % des exportations avant la pandémie, et de la proximité géographique de son deuxième plus grand acheteur, la Chine, représentant 9 % des exportations avant la pandémie.

L’économie s’est montrée résiliente face à un éventail de perturbations internes et externes, y compris les troubles civils, les conflits militaires et la contraction économique provoquée par la pandémie. Ce dynamisme, combiné à un faible endettement et à un solide secteur bancaire, a donné lieu à des prévisions selon lesquelles l’économie connaîtra une reprise solide au cours de la prochaine année, à la suite d’une légère contraction de 2,6 % du PIB réel en 2020. À mesure que l’activité économique a repris après la pandémie, les profits se sont rétablis. Malgré cela, les pertes sur les prêts risquent d’augmenter, car les programmes de soutien des liquidités ont été suspendus en même temps que les prêts plus risqués dans le secteur de la construction ont augmenté. Cependant, les ratios de suffisance du capital des banques sont élevés, leur cadre est solide et les ramifications économiques de la pandémie ne présentent pas de risques structurels.

Les risques d’expropriation sont faibles en Israël, car le pays a entrepris une privatisation à un rythme constant au cours des cinq dernières décennies. La probabilité d’expropriation d’une propriété étrangère ou israélienne est minime, bien que le gouvernement ait parfois saisi des terres palestiniennes dans l’est de Jérusalem et en Palestine, y compris des structures financées par des aides étrangères. Il existe un risque de retards dans la mise en œuvre des contrats, de plusieurs mois à plus d’un an, principalement en raison d’inefficacités bureaucratiques. La fréquence élevée des décisions gouvernementales examinées par le pouvoir judiciaire provoque également des retards. Le pouvoir judiciaire est entièrement indépendant et conteste publiquement le gouvernement s’il estime qu’une politique ne cadre pas avec les normes réglementaires du pays. Il n’existe pas de preuves irréfutables de corruption institutionnelle en Israël, ce qui peut rassurer les investisseurs étrangers qui songent à investir dans le marché israélien de façon honnête.